
Bien évidement, qu’il faut croire en notre jeunesse et ne pas céder à la tentation des stéréotypes !
Je constate chaque jour et vous aussi surement qu’il existe des jeunes vieux et des vieux jeunes !
Le monde est en évolution permanente avec une accélération fulgurante sur le siècle dernier.
Les problématiques de recrutement actuelles sont bien liées à un changement sociétal et ce changement ne s’arrête pas aux frontières de l’âge.
Le questionnement sur le sens de la vie, la sur-information, la mégalomanie collective mise en vitrine sur les réseaux sociaux, la perte de repères et de limites protectrices collectives touchent toutes les catégories socio professionnelles et tous les âges.
Au XXI siècle, les choses vont vite.
Il ne sert à rien de revendiquer la sacro-saint « avant c’était mieux » que nous nous transmettons de générations en générations.
Il faut regarder devant, comprendre ce qui se joue, et composer avec l’ensemble des facteurs qui interagissent, impactent nos entreprises, notre collectif pour pouvoir agir et se mettre en mouvement.
C’est vrai qu’au XXI siècle, nous nous lassons facilement et que nous sommes tous impatients dans nos comportements quitte à passer parfois à côté des bonnes choses. Je constate régulièrement dans mes accompagnements la difficulté pour organiser des temps collectifs pour célébrer des moments de convivialité. Pourtant, quoi de plus important pour nous autres, les Homo Sapiens que de recevoir des signes de reconnaissances en partageant (conditions inconditionnelles à notre survie)
La jeunesse recherche de l’expérimentation, du partage. Elle cherche à recevoir des retours sur son travail ; « le fameux feedback » mais pas que…
A une époque où tout le monde donne son avis pour tout et sur tous les sujets, croyez vous vraiment que la limite de cette quête sera la porte de votre entreprise ? Croyez vous que les besoins de repères, de cadre, d’accompagnement, de partage et de retour d’expérience ne soient que l’apanage de la jeunesse ?
Prenons du recul un instant. Vous demandez la même chose en qualité de dirigeants d’entreprises à vos partenaires, vos clients (des contrats, des conditions générales de vente, le respect des engagements et, à la fin, un pouce, un like de l’expérience sur les réseaux sociaux)
Alors, faut-il avoir peur de cette jeunesse qui reste en moyenne 22 mois liée à son premier contrat de travail ?
Non, bien entendu. Il faut s’apprivoiser comme disait Antoine de Saint Exupéry dans le Petit Prince.